Je m’en suis rendu compte un peu par hasard. Une journée classique, devant mon ordi depuis le matin. À un moment donné, vers le milieu de l’après-midi, petite fatigue, bouche sèche… puis là, déclic : j’avais rien bu depuis des heures.
Quand la concentration prend toute la place
C’est bizarre, parce que d’habitude, je fais attention. Mais dès que je travaille devant un écran, quelque chose change. Le temps passe différemment. Les signaux du corps deviennent flous.
En fait, travailler sur un ordinateur crée une sorte de bulle. On est concentré, absorbé. Le cerveau roule à plein régime, mais le reste suit moins. Et l’hydratation, elle, ne s’impose pas. Elle ne dérange pas. Elle attend.
Une partie du problème vient de l’attention. Quand on est plongé dans une tâche, tout ce qui n’est pas urgent disparaît un peu. La soif passe en arrière-plan. On la sent, oui, mais elle ne reste pas. Elle se fait tasser par un courriel, une réunion, une notification.
La posture joue aussi. Rester assis longtemps, sans bouger, ça enlève des rappels naturels. Pas de pause, pas de déplacement, pas de transition. Juste un long bloc de travail où tout s’enchaîne sans coupure.
Puis il y a le côté pratique. Si boire demande un effort: se lever, remplir une bouteille, préparer quelque chose, on reporte. Pas par manque d’envie. Juste parce que ce n’est pas le bon moment.
Ce qui complique les choses, c’est que les effets ne sont pas immédiats. Ça s’installe tranquillement. Un peu de fatigue, moins de concentration, un léger mal de tête. On pense que c’est la charge de travail… alors que l’hydratation joue peut-être un rôle.
Avec le temps, j’ai ajusté quelques habitudes. Rien de compliqué. Garder quelque chose à portée de main. Rendre ça facile. Parce que si je dois y penser, ça risque de passer à côté. C’est là que les formats simples prennent leur sens. Quelque chose de prêt, sans préparation, qui s’intègre dans la journée sans déranger. Pas besoin d’en faire un rituel, juste un réflexe discret.
Ça ne change pas tout. Mais à la fin de la journée, je le sens. Moins fatigué, un peu plus lucide. Même si, bon… ça m’arrive encore d’oublier. Les écrans ont cet effet-là.